Je n'ai pas été tres honnete avec les massages Thailandais. Je le reconnais. Maintenant que je connais les massages vietnamiens, je vais rendre a César ce qui appartient a César. Je préfere les pressions thais sur les points névralgiques aux coups de semonces aléatoires viets, mains jointes, dans un tactactac exaspérant.
Me voila donc a Ho Chi Minh City, ex Saigon. Il est temps pour moi de me demander ce que je fais la. Non, parce que ne pas travailler, c'est une chose. Voyager également. Mais il s'agit de trouver du sens quelque part. Et j'ai eu beau chercher a quatre pattes au fond des tunnels de Cu Chi ou me repentir dans une église Cao Daiste sur la voie de Victor Hugo, je n'en ai pas encore trouvé. A ma décharge, il faut avouer qu'il est difficile de trouver quoi que ce soit se rapprochant a du sens dans une eglise Cao Daiste. Du kitch, ca oui, on en trouve. A foison. Mais du sens...
Je ne suis pas contre le principe d'une Odyssée. Au contraire. J'ai toujours adoré la mythologie grecque. Mais Ulysse, lui, il a un but. Rentrer chez lui. Et retrouver sa femme a l'occasion. Comme j'ai déja eu l'occasion de le signifier, je ne rentre pas dans cette case non plus. Pas de femme. Pas de patrie. Enfin si, la France quand meme un petit peu, mais vous avouerez qu'aujourd'hui, c'est dur d'y croire. (c'est le genre de phrase atemporel et apolitique passe-partout pour laquelle il est difficile de résister apres une heure passée au bistro d'en bas autour d'un demi...)
Et c'est donc la, a Ho Chi Minh, alors que j'enchaine tant bien que mal une serie de quatre coups victorieux au billard francais contre un adversaire avec lequel je ne partage pas meme la langue, juste la queue, que me vint l'idée.
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