Angkor ! Pour le coup, juste pour l'occasion, je ne peux m'empecher de faire une pause dans mon cynisme. Angkor n'en mérite aucun. C'est tout simplement a vous couper le souffle. C'est majestueux, impressionnant, apaisant. Beau. Grand. Zen. Parfait pour un paresseux !
Il faut bien plusieurs jours pour espérer commencer a en apprécier l'immensité. Une fois les premiers jours passés avec un guide a dos de moto (louer un vélo est une énorme erreur : les temples s'éparpillent sur plusieurs dizaines de kilometres et ici aussi, le duo 35 degres - 95% d'humidité sévit), en voyageant de temple en temple, le vrai bonheur du paresseux consiste a élir son temple préféré pour la journée et a s'y égarer pour y dormir et lire (c'est regrettable, mais il est absolument impossible d'obtenir de TV sur place).
J'ai pour regle de base quand je voyage d'apprendre un minimum de mots locaux histoire d'avoir un semblant de communication complice. "Bonjour", "Merci", "Au revoir"...ce genre de choses. Rien de bien utile pour faire impression lors d'un diner de sous préfecture. Mais surtout j'apprends les chiffres. Ils sont essentiels. Ne serait ce que pour négocier sur les marchés. Il faut savoir que sur les marchés, il y a cinq sortes de prix quel que soit le pays d'Asie du Sud Est ou l'on se trouve. Dans l'ordre croissant : le prix pour les locaux, le prix négocié en langue locale, le prix négocié en anglais, le prix non négocié et le prix américain.
Sur place, je me suis fait un ami au nom d'écureuil : Tak, un petit garcon cambodgien qui vend des babioles a l'entrée des temples. Nous avons fait un pacte : je lui apprends a compter en francais et lui m'apprend a le faire en cambodgien. C'est d'ailleurs bien étrange leur facon de compter selon une base cinq. Le huit par exemple se dit "cinq-trois". Mais je ne crois pas qu'aucun pays puisse offrir quelque chose de plus irrationnel que notre "quatre-vingts" sorti de nul part !
Ce qui a surtout fasciné Tak, ce ne sont pas les chiffres. C'est mon frisbee. Je ne le quitte jamais. C'est un outil de socialisation fort, surtout aupres des populations de 5-10 ans. J'avais entendu ce canadien baroudeur devant l'éternel parler de ses périples et dire qu'il y avait 3 objets inutiles et par conséquent indispensables qui ne le quittaient jamais durant ses voyages : un frisbee, un harmonica, un dictaphone. Pour le bonheur des personnes que je rencontre et surtout celui de leurs oreilles, j'ai mis de coté l'idée de l'harmonica. Quant au dictaphone, les appareils photos de nos jours prennent des films d'une qualité plus qu'honorable. On a l'image en plus du son. Deux pour le prix d'un. Raisonnment d'un paresseux. Je me contente de l'appareil photos.
Subscribe to:
Post Comments (Atom)

No comments:
Post a Comment